Mis à jour le 1er novembre 2026
« Quel examen dois-je passer ? » est la question la plus posée par ceux qui démarrent une activité drone en France. Elle est plus confuse qu'elle ne devrait, pour trois raisons :
- un vocabulaire national et un vocabulaire européen coexistent ;
- plusieurs dispositifs ont disparu le 1er janvier 2026 ;
- beaucoup d'articles en ligne décrivent encore un droit périmé.
Voici l'état des lieux en octobre 2026, et la logique qui permet de trancher soi-même.
Récapitulatif des examens (octobre 2026)
| Examen | Pour quoi | Où | Coût | Format | Validité |
|---|---|---|---|---|---|
| A1/A3 | Catégorie ouverte, A1 et A3 | En ligne (plateforme DGAC via AlphaTango) | Gratuit | 30 questions, sans limite de temps | 5 ans |
| A2 (BAPD) | Sous-catégorie A2, près des personnes | À distance surveillé (TestWe) ou centre CodeN'Go | 30 € | 30 questions, 1 h, 75 % | 5 ans |
| CATS | Catégorie spécifique, scénarios STS | Centre d'examen DSAC (OCEANE) | 30 € | En salle, sur ordinateur | 5 ans |
Autre voie : les certificats européens A1/A3, A2 et STS peuvent aussi être préparés et passés en ligne avec notre partenaire Prepa-Drone ; ils sont délivrés par l'autorité néerlandaise (RDW) et reconnus en France (voir plus bas).
Existe-t-il un « permis drone » ?
Non, pas au sens d'un permis unique. La réglementation européenne distingue trois catégories d'exploitation, selon le niveau de risque :
- La catégorie ouverte : vols à faible risque, sans autorisation préalable. Ils se font sous 120 mètres, en vue directe, avec un drone de moins de 25 kg, et jamais au-dessus d'un rassemblement de personnes.
- La catégorie spécifique : vols qui sortent de ce cadre. Ils sont soumis à déclaration au titre d'un scénario standard européen, ou à autorisation d'exploitation.
- La catégorie certifiée : le haut du spectre, hors sujet pour la quasi-totalité des exploitants.
C'est la nature du vol qui détermine l'examen, pas le fait d'être payé. Un professionnel qui vole loin des personnes peut rester en catégorie ouverte. À l'inverse, un vol qui sort du cadre A1, A2 ou A3, par exemple au-dessus d'une zone peuplée avec un drone non éligible, relève de la catégorie spécifique, même sans contrepartie. En ville, le cadre propre à 2026 est détaillé dans notre article Drone en ville : règles, déclaration et Cerfa 15476.
Catégorie ouverte : l'attestation A1/A3
C'est le socle, et le prérequis de toute la suite.
- Où : en ligne, sur la plateforme de formation de la DGAC, accessible depuis AlphaTango. Une autoformation précède l'examen.
- Format : 30 questions, sans limite de temps, nombre de tentatives illimité.
- Coût : gratuit.
- Validité : 5 ans, avec reconnaissance dans l'Union européenne et les États qui appliquent la réglementation européenne. Avant un vol à l'étranger, voyez notre article Voyager avec son drone : avion, batteries lithium et règles en Europe.
- Âge minimum : 14 ans en France.
Elle couvre deux sous-catégories :
- A1 : drones légers, vol possible à proximité de personnes dans des conditions limitées ;
- A3 : drones plus lourds, loin des personnes et à au moins 150 mètres des zones résidentielles, commerciales, industrielles et récréatives.
Pour créer votre compte et retrouver vos titres sur le portail de la DGAC, suivez notre guide AlphaTango de A à Z : le guide de l'exploitant et notre article AlphaTango : inscription, numéro d'exploitant et gestion de compte. Avant chaque vol, vérifiez aussi les zones : voir Carte drone : où voler ?
Catégorie ouverte : le certificat A2 (BAPD)
La sous-catégorie A2 permet de voler avec un drone de classe C2 relativement près de personnes non impliquées. Il faut rester à 30 mètres d'elles, ou à 5 mètres si le mode basse vitesse est activé. Les survoler reste interdit. En France, le certificat correspondant s'appelle le BAPD (brevet d'aptitude de pilote à distance). Ce que chaque classe autorise est détaillé dans notre article Classes de drone C0 à C6 : ce que chacune autorise en 2026.
Les trois conditions pour obtenir le BAPD
- détenir l'attestation A1/A3 en cours de validité ;
- réaliser une autoformation pratique dans les conditions de la sous-catégorie A3, puis déclarer l'avoir faite. Elle peut se suivre seul ou dans un organisme ;
- réussir l'examen complémentaire : 30 questions en 1 heure sur la météorologie, les performances de vol et la réduction des risques au sol. Il faut au moins 75 % de bonnes réponses, soit moins de 8 fautes.
Inscription, lieu et validité
Inscription et lieu. L'inscription se fait sur AlphaTango (vérification d'identité, options, paiement de 30 € via PayFiP). Les demandeurs d'emploi peuvent être exonérés. L'examen se passe à distance sous surveillance, avec le logiciel TestWe, ou dans un centre du réseau CodeN'Go. Tous les documents sont interdits, la calculatrice aussi.
Validité. Le brevet est valable 5 ans. Pour le renouveler, il faut aujourd'hui repasser la formation A1/A3 et l'examen A2. Les titres obtenus en 2021 arrivent donc à échéance en 2026 : notre guide Certificats télépilote : ce qui expire en 2026 détaille le calendrier pour garder vos privilèges.
L'A2 est l'examen pertinent pour beaucoup d'activités en périphérie urbaine : immobilier, inspection de bâtiments en configuration dégagée, événementiel maîtrisé.
Catégorie spécifique : le CATS remplace le CATT
C'est le point qui a le plus bougé, et sur lequel beaucoup de contenus en ligne sont désormais faux.
Le CATT était le certificat national historique, adossé aux scénarios français S1, S2 et S3. Pour la catégorie spécifique, il a cédé la place au certificat d'aptitude théorique CATS. Le CATT n'est plus organisé qu'en Nouvelle-Calédonie.
Le CATS en pratique
- Prérequis : l'attestation A1/A3, ou un BAPD obtenu par examen (pas par conversion de titres).
- Inscription : en ligne sur le portail OCEANE, avec une redevance de 30 €. Les demandeurs d'emploi sont exonérés et passent par le formulaire 61FormExa.
- Lieu : en salle, sur ordinateur, dans un centre de la DSAC. En métropole : Aix-en-Provence, Ajaccio, Beauvais, Bordeaux, Lille, Lyon, Paris-Orly, Rennes, Toulouse et Strasbourg. Outre-mer : La Réunion, Mayotte, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Cayenne, Nouméa et Papeete.
- Langue : français ou anglais.
- Matériel autorisé : stylo à bille, crayon, gomme, règle graduée, rapporteur simple sans formule, compas et règle de navigation sans mémoire. La calculatrice est interdite.
- Résultat : le certificat se télécharge sur votre compte OCEANE sous 7 jours.
- Fraude : une fraude avérée interdit de passer tout autre examen pendant au moins 12 mois.
Vous avez un CATT ?
Il était lié aux scénarios nationaux, qui n'existent plus depuis le 1er janvier 2026. Pour opérer en STS, la référence est désormais le CATS. Vérifiez votre situation auprès de la DSAC avant de planifier une mission.
Ne pas oublier la formation pratique STS
C'est l'oubli le plus fréquent. Pour voler en scénario standard européen, le télépilote doit détenir deux éléments :
- le certificat théorique (CATS) ;
- une attestation de formation pratique propre au scénario visé, délivrée par un exploitant déclaré ou par une entité de formation reconnue.
Le manuel d'exploitation (MANEX) de l'exploitant doit aussi décrire les programmes de formation, d'évaluation et de maintien des compétences de ses télépilotes. Pour structurer ce document partie par partie, voyez notre guide Que mettre dans son MANEX drone ? et notre article MANEX drone : rédiger et tenir à jour son manuel d'exploitation.
Les scénarios standards STS-01 et STS-02
Le CATS n'a de sens que rapporté à un scénario d'exploitation :
- STS-01 : vol en vue directe (VLOS) au-dessus d'une zone contrôlée au sol, qui peut se situer en environnement peuplé, avec un drone de classe C5, sous 120 m.
- STS-02 : vol hors vue (BVLOS) au-dessus d'une zone contrôlée au sol en environnement faiblement peuplé, avec observateurs le cas échéant et un drone de classe C6.
Opérer dans ce cadre suppose trois choses à la fois :
- un exploitant déclaré (déclaration sur AlphaTango) ;
- un télépilote qualifié (CATS et formation pratique) ;
- un appareil de la bonne classe.
L'oubli le plus coûteux est le troisième, d'autant que les modèles C5 et C6 restent rares.
Sans drone C5 ou C6
Il faut passer par une autorisation d'exploitation de la DSAC, souvent bâtie sur un PDRA. Le PDRA-S01 reprend par exemple les opérations du STS-01 avec un drone hors classe C5. Autre voie : le certificat allégé d'exploitant (LUC). Notre guide Catégorie Spécifique : STS-01, STS-02, PDRA ou SORA, quel cadre choisir ? compare ces options pas à pas, et notre article Catégorie spécifique : STS, PDRA ou SORA en 2026 en donne le panorama, délais compris.
La fin des scénarios nationaux S1, S2 et S3
Depuis le 1er janvier 2026, il n'est plus possible de voler selon un scénario standard national, en raison de la pleine entrée en application des scénarios européens. Si vous reprenez une activité mise en sommeil, ou rachetez une structure existante, c'est le premier point à vérifier : déclarations, qualifications des télépilotes, classes des appareils.
Comment choisir, concrètement
Trois questions suffisent le plus souvent :
- Vais-je voler loin des personnes, en vue directe, sous 120 mètres ? L'attestation A1/A3 suffit probablement.
- Dois-je m'approcher de personnes non impliquées avec un drone de classe C2 ? Le BAPD (A2) devient nécessaire.
- Mon vol sort-il de la catégorie ouverte (zone peuplée avec zone contrôlée au sol, vol hors vue, hauteur dérogatoire) ? Il faut alors le CATS, la formation pratique STS, un exploitant déclaré et un drone C5 ou C6. À défaut, une autorisation d'exploitation (PDRA, SORA) ou un LUC.
Se préparer et passer l'examen en ligne avec Prepa-Drone
Prepa-Drone, partenaire officiel de Dronops, propose une préparation en ligne aux examens théoriques européens de télépilote : A1/A3, A2 et STS. Cours, QCM, examens blancs et fiches de révision permettent de réviser à son rythme, et l'examen se passe lui aussi en ligne.
Les certificats sont délivrés par la RDW, l'autorité néerlandaise de l'aviation pour les drones. Établis selon le règlement (UE) 2019/947, ils sont reconnus dans tous les États membres de l'Union européenne, y compris en France. L'enregistrement de l'exploitant reste à faire dans son pays de résidence (AlphaTango en France), et la formation pratique reste exigée pour les scénarios STS.
Plus d'informations : prepa-drone.fr.
De l'examen à l'exploitation : le maillon manquant
Obtenir la bonne qualification est un point de départ. Une fois l'examen en poche, l'activité produit son propre flux d'obligations :
- des déclarations à renouveler ;
- des qualifications d'équipe à suivre ;
- des appareils à enregistrer et à entretenir ;
- des missions à préparer et à tracer.
C'est généralement là que le tableur apparaît, puis devient la seule mémoire de la conformité de la structure. Deux guides pour garder la main : Comment préparer une mission drone professionnelle et Se préparer à un contrôle DSAC (sans stress). Côté couverture, voyez aussi Assurance drone : obligatoire ou conseillée ?
Dronops est conçu pour ce continuum. La plateforme couvre le cycle complet du pilote professionnel : formation, conformité, flotte et équipe, mission, assurance. Elle s'appuie sur des partenaires : Prepa-Drone côté formation, Air Courtage et Coverdrone côté assurance. Elle suit les échéances de qualification de chaque personne, tient un MANEX dynamique et affiche un voyant de conformité. Passer de « je suis qualifié » à « je suis en règle pour cette mission » cesse d'être un exercice de mémoire.
Questions fréquentes
Comment passer le permis drone ?
Il n'existe pas de permis unique. On commence par la formation et l'examen A1/A3, gratuits et en ligne via AlphaTango. On ajoute l'examen A2 (BAPD) pour voler près des personnes, puis le CATS et une formation pratique pour la catégorie spécifique.
Combien coûte le permis drone ?
L'examen A1/A3 est gratuit. L'examen A2 (BAPD) et le CATS coûtent chacun 30 €, avec exonération possible pour les demandeurs d'emploi. Une éventuelle formation en organisme s'ajoute à ces frais d'examen.
Quel examen pour devenir télépilote professionnel ?
Cela dépend des vols. Loin des personnes, l'A1/A3 peut suffire. Près des personnes avec un drone C2, il faut le BAPD. Pour les vols en catégorie spécifique, il faut le CATS, une attestation de formation pratique STS et un exploitant déclaré.
Le CATT existe-t-il encore ?
Il n'est plus organisé qu'en Nouvelle-Calédonie. En métropole et dans les autres territoires, l'examen de la catégorie spécifique est le CATS, passé en centre d'examen de la DSAC. Le certificat théorique STS peut aussi être obtenu en ligne, par exemple avec Prepa-Drone : il est alors délivré par l'autorité néerlandaise (RDW) et reconnu en France.
L'examen A2 peut-il se passer chez soi ?
Oui. Après inscription sur AlphaTango, vous pouvez le passer à distance sous surveillance avec le logiciel TestWe, ou choisir un centre CodeN'Go.
A2 ou CATS : lequel choisir ?
L'A2 relève de la catégorie ouverte : un drone C2, près des personnes sans les survoler. Le CATS relève de la catégorie spécifique : scénarios STS avec des drones C5 ou C6, ou opérations autorisées. Les deux demandent d'abord l'A1/A3.